L'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn (DSK), a indiqué dans une lettre remise mardi aux experts psychiatriques du tribunal correctionnel de Lille, devant lequel il compara?t pour "proxénétisme aggravé en réunion", n'avoir "commis ni crime, ni délit", rapporte mardi la presse fran?aise.
"Je n'ai commis ni crime, ni délit", a écrit Dominique Strauss-Kahn dans une lettre lue mardi matin par le président à l'audience du procès pour proxénétisme du Carlton, et remise aux experts psychiatriques dans le cadre de l'instruction", écrit le journal Le Figaro.
L'ancien dirigeant du FMI, 65 ans, est apparu mardi pour la deuxième fois au procès du Carlton, qui
s'est ouvert le 2 février et dans lequel 13 personnes sont poursuivies pour "proxénétisme aggravé en réunion".
Son arrivée au tribunal a été chahutée mardi matin par trois militantes Femen qui se sont jetées sur sa voiture en criant "macs-clients déclarés coupables !", rapporte la presse fran?aise.
Appelé à la barre, l'ancien patron du FMI a notamment reconnu avoir participé à douze "rencontres", autrement dit des soirées à caractère sexuel.
"Oui, douze fois en trois ans c'est-à-dire quatre fois par an", a-t-il déclaré mardi devant le tribunal.
Lors de la première journée du procès, le 2 février, DSK avait indiqué ne s'être jamais rendu à l'h?tel Carlton, précisant que "les rencontres avaient lieu en Belgique, à Washington, ou chez (lui) à Paris".
Mais "pour les juges d' instruction, DSK n'ignorait pas que les filles qui participaient aux soirées étaient des prostituées. Les magistrats considèrent même que l' ancien patron du FMI était l' instigateur de ces soirées", écrivait la semaine dernière l' hebdomadaire Le Nouvel Observateur.
"Soup?onné d'avoir été, selon l'acte d'accusation, le 'Roi de la fête' lors de soirées dans le Nord, mais aussi à Paris et Washington (...), DSK aura trois jours pour tenter de convaincre qu'il ignorait que les femmes prenant part aux parties fines organisées en sa faveur étaient des prostituées", souligne Le Figaro.
Aux c?tés des douze autres prévenus dans cette affaire, Dominique Strauss-Kahn encourt une peine de dix ans d'emprisonnement et 1,5 million euros d'amende. Le procès est prévu pour s'achever le 20 février.